Syndrome de la Bonne Elève – Je m’en suis sortie!

Bonjour à tous,

Je souhaitais écrire un article sur ce sujet depuis un bon moment mais j’ai toujours repoussé en me demandant qui cela allait captiver et c’est un sujet quand même éloigné de mes thèmes de prédilection (quoi que ?).

C’est quoi une bonne élève?

Si vous ne connaissez pas ce syndrome ou complexe, je vais vous expliquer comment le reconnaître en prenant mon exemple :
Je suis une femme d’un naturelle réservée. J’ai été élevée par mes grands-parents qui m’ont toujours enseigné que l’instruction et travaillez dur à l’école et ensuite dans mes études supérieures m’emmènerait loin. (A un moment donné cela m’a emmené vers une impasse…)

Pendant une bonne dizaine d’année , j’ai travaillé en tant que salarié dans des entreprises de plus ou moins grandes tailles. J’ai toujours eu confiance en cette croyance : si je travaille bien j’aurais de bonnes notes. Si je suis serviable et gentille on m’aimera plus.

  • 1 – La bonne élève est légèrement perfectionniste.
    J’avais une grande capacité d’abattage de travail et j’essayais de le réaliser le mieux possible. Pas de travail bâclé!
  • 2 – La Bonne élève est serviable pour tout le monde.
    Je rendais service à pas mal de collègues pour leur éviter certaines corvées. Je faisais et refaisais des tableaux à n’en plus finir pour des comptes rendu de réunion.
  • 3 – La bonne élève ne sait pas dire non.
    Et évidemment le mot « non » n’est m’est pas souvent venu à la bouche que ce soit dans le milieu pro ou perso d’ailleurs.
  •  4- La bonne élève obéit.
    Mais surtout j’avais ce respect pour l’autorité et les règles quasi religieux. Respect des délais, respect des directives, respect des autres en ne prenant jamais la parole en réunion.

Le déclic

A l’époque, c’est une simple réponse de mon manager lors de mon entretien de mi-année qui à tout fait exploser (dans ma tête évidemment).
On m’expliquait par A+B pourquoi on ne m’avait pas fait évoluer encore cette année au grade supérieur. Et le pire c’est que la « bonne élève » ne comprend pas ce qui cloche.

  • « J’ai tout bien fait comme il fallait non ? Alors POURQUOI ? »
  • « Mais vous Eugénie, je n’ai rien à redire à votre travail , mais à mon avis vous n’êtes que dans l’exécution »

Moi je suis dans QUOI ???!!! (évidemment rébellion mais encore dans ma tête hein)

giphy bel air

Moi je suis dans l’exécution uniquement ?!!! Je n’ai montrée que cela de moi à cette entreprise pendant toutes ces années ?

Mais ce n’est pas à mon manager que j’en voulais mais à moi-même. Je me suis aperçue que ce n’était absolument pas l’image que je voulais véhiculer et refléter aux autres. Mais la peur de l’échec, de se faire mal voir et de ne pas pouvoir répondre aux attentes de mon entourage ont fait complétement relégué ma personnalité au dernier plan ( la 3e pages de Google quoi , celle qu’on ne consulte jamais)

J’étais ce genre de femme (bon je le suis encore un peu ) vous savez qui demande systématiquement à sa famille à table ; « C’est bon ? Ça vous à plus ? Tu es sûr c’est bon ? Tu ne veux pas autres choses ? »

Donc c’est mon manager qui m’a guéri à l’époque. Je me suis sortie de cette spirale de stress de toujours être à la hauteur grâce à un seul mot: EXÉCUTION.

Je ne suis pas dans l’exécution. Je suis créative, je prends des initiatives et maintenant des risques. J’arrive à dire non et que les conséquences ne soit pas si catastrophiques. J’ai géré et je gère mon image perso et pro pour que l’on voit vraiment ce que j’ai envie que l’on voit de moi et de mes capacités.

Les moyens pour s’en sortir

Depuis maintenant 3 ans je suis entrepreneure. Avec pas mal de questionnements et de POURQUOI (Cf le dernier article) j’ai compris que n’étais plus faite pour le salariat. Malgré les hauts et les bas je me sens épanouie.

  • Je fais la liste des actions ou situation que j’ai toujours eu tendance à éviter pour les expérimenter petit à petit.
  • Dans les rencontres Networking je donne plus que jamais mon opinion sur certains sujets.
  • Ma position de consultante en image me donne plus d’assise et de confiance en moi et mes capacités parce que je suis sachant.
  • J’ai un peu moins peur de déplaire à tout le monde car je plais aux clients qui viennent me voir et à mon entourage (et c’est pas mal).
  • Je ne cherche plus la « bonne  note » mais plutôt à être considérée.

 

Posez vous la question du pourquoi, à chaque fois que vous vous sentirez dans une situation inconfortable pour vous. Pourquoi on me demande de rester tard ? (on me le demande ou je le fais de moi-même ?) Pourquoi je ne suis pas intervenue dans cette discussion alors que je ne suis pas d’accord ? Bref, pourquoi est ce que je me sens obligée d’être parfaite ?

J’espère que ce post aura trouvé écho en vous. En attendant n’hésitez pas à apporter votre pierre à l’édifice en commentant cet article et ou en le partageant .

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Eugénie de Popup’Image
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Une réflexion sur “Syndrome de la Bonne Elève – Je m’en suis sortie!

  1. Super article! Je crois que nous sommes nombreuses a avoir ce même syndrome et ton expérience me parle bien! (Moi la phrase qui m a marqué personnellement c était pas que j’étais dans l’exécution mais « tu n as pas obtenu car tu n as pas su demander » et Oui, la bonne élève pense obtenir parce qu’ elle mérite et non parce qu’ elle quémande…lol
    Merci Eugenie

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